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Müeslivote - un projet de la Fondation DIAC

Pour une politique inclusive exempte de racisme antimusulman

Müeslivote est un projet de la fondation DIAC - De l’Individuel Au Collectif www.diac-reseau.ch
Notre mission : sensibiliser la population suisse à une citoyenneté consciente des enjeux de racisme antimusulman / islamophobie

Présentation de Müeslivote

Müeslivote est un projet de la fondation DIAC - De l’Individuel Au Collectif
Notre mission : sensibiliser la population suisse à une citoyenneté consciente des enjeux de racisme antimusulman / islamophobie

Müeslivote est un projet de mobilisation civique visant à encourager la participation électorale et démocratique des citoyen·ne·s musulman·e·s de Suisse, et à sensibiliser sur les enjeux liés au racisme antimusulman en Suisse. Dans un contexte où les personnes musulmanes ou perçues comme telles ainsi que les enjeux de racisme antimusulman sont souvent sous-représentée dans les urnes, Müeslivote travaille à inverser cette tendance.

  • Information et sensibilisation sur les enjeux électoraux et de votations
  • Questionnaires aux candidat·e·s (ex : Élections 2025 Genève)
  • Organisation de débats et de lives Instagram avec des élu·e·s

Explications sur les enjeux de vote

Comprendre les enjeux de racisme antimusulman / islamophobie dans les votations

Savoir comment se positionnent les partis politiques ainsi que les candidat-es et élu-es sur les questions de racisme antimusulman / islamophobie

Au fil du temps, nous nourrissons une base de donnée concrète, qui permettra de juger sur pièce.

Des débats et tables-rondes sur des sujets qui touchent les musulman-es et leurs droits

Nous animons des discussions politiques en plénière, via notre chaine youtube ou notre compte instagram.

Boite à outils pour savoir voter ou se faire élire

La démocratie suisse est l'une des plus complexes du monde. Nous souhaitons fournir à nos lecteurs et lectrices les outils pour naviguer dans les enveloppes de vote, et participer réellement à la vie politique et citoyenne. 

Müeslivote - pour une citoyenneté consciente

Contexte et pertinence du projet

La population de résidents de confession musulmane représentait moins de 7% de la population genevoise (5.5% au niveau Suisse), selon les données de 2021 de l'Office fédéral de la statistique (OFS). Dans sa circulaire 000118 datée du 18 janvier 2000, la Commission Fédérale contre le Racisme (CFR) indiquait déjà que « Lorsque la minorité musulmane vivant en Suisse demande la liberté de culte, elle est souvent confrontée à l'insécurité, à des difficultés institutionnelles et parfois au rejet pur et simple. ». Depuis, le rejet des personnes musulmanes n'a cessé de croître, notamment à la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York et des "guerres contre le terrorisme" qui ont suivi.


Cela s'est matérialisé principalement au niveau politique, avec des votations successives ciblant directement les Musulmans (interdiction des minarets au niveau fédéral en 2009, interdiction de la burqa également au niveau fédéral en 2021, loi sur la laïcité de l'État à Genève en 2019, votation à venir le 14 juin 2026 sur l'interdiction des signes religieux dits ostentatoires pour les élus à Genève, interdiction du burkini à Genève, débats incessants sur le voile et la place du religieux musulman en Suisse), ainsi qu'une banalisation des propos ouvertement islamophobes de la part de représentants politiques ou de journalistes.


Bien qu'il soit difficile à ce jour de quantifier la participation politique des personnes musulmanes, il est indéniable que leur plus grande participation est toujours plus souhaitée et réclamée, tant par les partis politiques, les associations concernées, et les pouvoirs publics de manière plus large. Depuis 2005, ces derniers n'ont d'ailleurs cessé de multiplier les initiatives et projets visant à stimuler l'esprit citoyen et l'engagement politique des étrangers, musulmans compris.
Il apparaît toutefois que cet encouragement à l'engagement et à la participation se heurte à la dure réalité d'un racisme systémique toujours plus ancré en Suisse, ainsi qu'à l'augmentation continue des paroles et actes racistes et de discrimination à l'égard des personnes musulmanes ou identifiées comme tel. Ce dit racisme systémique a par ailleurs été confirmé au niveau institutionnel, à travers la publication au printemps 2025 de l'étude de référence « racisme antimusulman en Suisse : étude de référence » du Centre Suisse Islam et Société (CSIS), de l'Université de Fribourg, mandatée par le Service de lutte contre le racisme (SLR). Dans son rapport annuel 2025 « Incidents racistes recensés par les centres de conseil », le Réseau des centres de conseil pour les victimes de racisme de la Confédération a de son côté constaté que le racisme antimusulman (islamophobie) avait enregistré la plus forte hausse de cas en 2025, et qu'il concentrait le plus grand nombre de cas après le racisme anti-Noir.


De par notre expérience de terrain, nous constatons effectivement une volonté plutôt mesurée voire faible chez nos membres et sympathisants pour le vote ou pour l'action politique en générale. Parmi les raisons à cela, nous pouvons non seulement évoquer le sentiment général d'ostracisation évoqué ci-dessus, mais également une méfiance généralisée et une essentialisation à l'égard de certains élus ou partis donnés.

Notre projet vise à encourager la participation politique des personnes musulmanes.

Il vise également à sensibiliser toute la population suisse sur les enjeux de racisme antimusulman et de mettre en lumière les partis et élu-es qui ont les positions et actions les plus délétères sur ce sujet. 

Notre méthodologie de positionnement

L'évaluation des élu-e-s et partis politiques repose sur une grille de lecture fondée sur les valeurs et normes suivantes, qui constituent le cadre idéologique et juridique du projet :

1. Cadre juridique de référence

Nous nous basons sur la Constitution suisse en particulier l'art. 8 sur l'égalité de traitement, l'art. 15 sur la liberté de conscience et de croyance; l'art. 261bis du Code pénal qui prohibe la discrimination raciale, ou encore les instruments internationaux comme la Convention européenne des droits de l'homme. Les recommandations de la Commission fédérale contre le racisme, du Service de lutte contre le racisme ou encore des universités sont également une boussole. 

2. Les données issues des études sur le racisme antimusulman / islamophobie

L'évaluation s'appuie sur des références scientifiques reconnues — notamment l'étude de référence du Centre Suisse Islam et Société (CSIS, 2025) et les rapports annuels du Réseau des centres de conseil pour victimes de racisme — pour contextualiser les prises de position politiques analysées.


3. La lutte contre le racisme antimusulman

Sera considéré positivement tout candidat-e/élu-e ou parti ayant pris des positions publiques, soutenu des initiatives législatives, ou porté des actions concrètes contribuant à réduire les discriminations envers les personnes musulmanes ou identifiées comme telles.


4. La liberté des femmes

Le projet défend une conception de la liberté des femmes qui inclut le droit de chaque femme à disposer d'elle-même, de sa tenue vestimentaire et de ses pratiques religieuses sans contrainte ni injonction; qu'elles émanent de la famille, des communautés musulmanes ou de l'État. Toute position politique restreignant les droits des femmes musulmanes sous couvert de laïcité ou d'émancipation sera analysée à cette aune.




5. La liberté de conscience et de croyance

Toute initiative politique visant à restreindre l'expression religieuse des personnes musulmanes (port du voile, construction de lieux de culte, pratiques alimentaires, etc.) sera documentée et évaluée au regard du cadre constitutionnel et conventionnel décrit ci-dessus

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